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Interview Bruno Rebeuh

Nous avons interrogé l'ancien arbitre professionnel Bruno Rebeuh pour obtenir ses impressions sur l'événement.

Que pensez-vous de la 100 ème édition du tournoi ?

Une très grande réussite. Le temps est magnifique, l'ambiance est agréable et si particulière au Masters Series Monte-Carlo qu'il ne manque plus qu'une dernière ligne droite somptueuse dans la suite des rencontres pour que cet anniversaire soit gravé dans tous nos esprits.

Vous connaissez-bien le Monte-Carlo Country Club ?

C'est tout simplement le plus beau site au monde. L'affluence est à son comble cette année avec des tribunes pleines à craquer. Les joueurs reviennent en toute confiance ici pour notre plus grand bonheur.

Selon-vous, quel est le joueur qui peut aller au bout de compétition ?

Nous sommes déjà en quart de finale et en ayant vu la partie de Roger Federrer, je pense pouvoir dire qu'il va remporter son premier succès à Monte-Carlo. Il n'est pas leader du classement pour rien, son style est incomparable et le temps sec lui donne un avantage considérable. La terre est plus rapide. On se souvient par exemple de la finale de Roland Garos opposant Michael Stich à Kavelnikov en 1996. Ces deux joueurs sont plutôt des spécialistes de surface en dur. En début de semaine, la pluie avait rendu la terre battue lourde ce qui ralentissait le jeu. Heureusement que le soleil s'est imposé entre temps.

Vous avez assisté au match du Suisse, que pensez-vous de la prestation de Coria dans ce quart de finale ?

C'est incompréhensible. Autant de doubles fautes et de manque de réussite sont stupéfiants. Mais c'est un grand joueur qui sait se reprendre. J'espère confirmer mes prédictions, on verra bien ce qu'il fera à Roland Garos.

En tant qu'ancien professionnel de l'arbitrage avez-vous un regard critique sur ce qui se passe en France et plus particulièrement ici ?

Je suis très satisfait et je me réjouis de l'arbitrage français. Nos arbitres font preuve d'un très grand professionnalisme et les erreurs à dénombrer se comptent sur les doigts de la main. Si l'on se souvient de la dernière Coupe Davis, il n'y a strictement rien à redire. Ce qui m'amène à dire que le tennis n'a pas besoin de l'électronique pour soutenir l'arbitrage. J'ai une totale confiance en nos arbitres


Monte-Carlo Country Club