Jeudi 24 avril 2008
R. NADAL/J-C Ferrero
6/4, 6/1
Interview de RAFAEL NADAL
Q. Comment avez-vous vécu ce match ?
R. Bien, je pense, non ? Je pense que c’était un bon match. Ce n’est jamais facile de jouer contre Juan-Carlos. Il est un excellent joueur, surtout ici sur terre battue. C’est donc une très belle victoire pour moi.
Q. Pensez-vous avoir joué un niveau au-dessus d’hier ?
R. Je ne sais pas vraiment. Je pense avoir joué un bon match. Hier, j’ai fait un bon match aussi. Si je gagne 6/4, 6/1 contre Juan-Carlos, je pense que je joue bien…
Q. Quand vous n’avez pas joué sur terre battue depuis un certain temps, vos automatismes reviennent-ils tout de suite, c’est naturel pour vous ?
R. Non. Bien sûr que non. C’est sûrement plus facile pour moi que pour un autre joueur qui n’a jamais joué sur terre battue quand il était jeune. Mais c’est dur pour moi quand même car je ne joue que 4 tournois par an sur terre, ou 5 au maximum. Alors ce n’est pas facile.
Q. Lorsque vous sortez des courts en dur, pouvez-vous nous expliquez vos sensations en retrouvant la terre battue après si longtemps ? Vous avez eu beaucoup de plaisir à frapper la balle, à glisser à nouveau ?
R. Non, non. Pas du tout. J’ai des sensations normales, comme d’habitude. Jouer sur dur est un plaisir aussi pour moi. Quand je reviens à la terre battue, au début, je trouve que c’est bizarre. Après, dans trois semaines par exemple, je me sentirai plus à l’aise. Pour l’instant, le premier tournoi est toujours difficile. Vous ne savez pas comment vous jouez. Bien sûr, j’ai bien commencé, avec mes deux victoires, hier contre Mario et aujourd’hui contre Juan-Carlos de belle manière, en deux sets. C’est un bon début qui me donne confiance
Q. Pensez-vous que les gens ne se rendent pas compte que ce n’est pas facile pour vous ? Ils pensent, « oh ! Rafa, la terre battue, c’est facile pour lui ! ». Ils ne se rendent pas compte que vous devez aussi faire un effort d’adaptation ?
R. Bien sûr que je dois m’adapter ! Les autres années, j’ai eu plus de trois jours pour m’habituer à la terre battue. Cette année, j’ai joué en Coupe Davis, alors c’est plus difficile pour moi, sans doute. Et je trouve que je peux être content de moi parce que j’ai bien commencé le tournoi, or ce n’est pas facile car j’ai joué en Coupe Davis jusqu’à dimanche. J’ai eu besoin de un ou deux jours de repos parce que j’ai enchainé un mois de tennis avec Miami, Indian Wells… Et je n’ai eu que deux jours à Majorque, et ensuite trois jours ici, ce n’est pas beaucoup.



