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Lundi 21 avril 2008

A. MURRAY/F. Lopez

7/6, 6/4

Interview de ANDY MURRAY

Q. Bon départ pour la saison de terre battue!
R. Oui, c’était bien. J’ai bien joué. Je n’ai pas fait trop d’erreurs. J’aurais pu faire certaines choses un peu mieux. Mieux retourner par exemple, ou monter davantage. Mais pour un premier match, j’avais parlé avec Miles et Alex avant, et nous avions décidé qu’il fallait frapper le plus de balles possibles, et faire le moins d’erreurs directes possibles. En effet, c’est important d’être patient sur terre battue, surtout pour le premier match qui est toujours difficile. Je suis donc assez content de mon jeu.

Q. Pensez-vous que c’est l’essentiel du jeu de terre : savoir quand attaquer, quand monter ? Vous avez le jeu pour la terre battue, ne pensez-vous pas ?
R. Oui, la première chose est d’être patient. Sur les autres surfaces, il est bien plus facile de monter à la volée, ou de slicer quand vous êtes mal placé, et vous revenez dans le point. Mais sur terre, si votre slice n’est pas tout à fait bon, vous risquez de devoir courir encore beaucoup pour finir le point. Quand vous en avez l’occasion, il est important d’être agressif. Mais il est évidemment plus difficile de faire des points gagnants sur terre. La première chose à travailler est la patience, c’est ce que j’ai fais de bien aujourd’hui. Le reste, je l’espère, viendra avec la confiance.

Q. Pensez-vous que ce vous travaillez pour cette surface vous servira à développer votre jeu sur d’autres surfaces ?
R. En fait, non. Pour moi en tout cas, la terre battue est une surface complètement différente des autres. On sert différemment sur terre, on retourne naturellement de façon plus défensive, et il faut être plus patient aussi du fond du court. L’état d’esprit est complètement différent que sur les autres surfaces. J’ai juste envie d’apprendre à bien jouer sur cette surface. Si je gagne plus de matches, j’aurai plus confiance. Peut-être que cela apporte quelque chose à l’ensemble de votre jeu, mais je ne vais pas jouer comme je joue sur terre battue à Queens ou à Wimbledon.

Q. Avez-vous sentiment que vos déplacements sur terre avec les glissades et tout vous viennent naturellement ?
R. Assez naturellement. C’est généralement une chose que je fais bien sur toutes les surfaces. Je me déplace bien, mais il y a encore des choses que je peux améliorer. Au lieu de glisser au moment de frapper la balle, par exemple, je dois travailler à glisser avant l’impact, de façon à être arrêté au moment de la frapper, car cela permet de revenir à l’intérieur du court plus vite. Je me suis beaucoup entrainé étant jeune pour courir très vite sur les amorties, notamment sur mon revers, en glissant. Le déplacement n’est donc pas vraiment un problème.

Q. Alex a bien indiqué hier qu’il était important de ne pas se précipiter, de prendre son temps et de poser son jeu. Les jeunes sont notoirement impatients. Etes-vous conscients de ce problème ?
R. Oui. Comme je l’ai dit au début, la première chose est d’apprendre la patience sur le court. Je ne sais pas si vous étiez là. Je disais que l’important était de trouver l’équilibre entre les moments où il faut attaquer et les moments où il faut reculer, et quand il faut attaquer sur le retour.
Aujourd’hui, je n’ai pas joué très agressif. J’étais en quelque sorte entre l’attaque et la défense. J’essayais simplement de renvoyer la balle haute et longue, et de l’empêcher de rentrer dans le court. Je ne veux pas forcer les résultats. Je veux juste me régler sur terre battue.

Q. Hier, Alex a dit qu’en fait, l’art de la terre battue était d’accepter de jouer de mauvais coups et que comme vous étiez très exigeant avec vous-même, vous n’acceptiez pas de jouer de mauvais coups même à l’entrainement, qu’il faudrait que vous l’acceptiez…
R. Ca, c’est important sur toutes les surfaces. Sur terre, on fait forcément moins d’erreurs puisqu’on attaque moins. Je ne pense pas que ce soit le problème. Il ne faut pas être déçu si par exemple on perd son service ou l’autre joue bien pendant un jeu, car il y a toujours la possibilité de revenir, sur terre. Ailleurs, c’est plus difficile. Même si on ne joue pas bien sur terre, on a toujours la possibilité de gagner le match si on s’astreint à renvoyer le plus de balles possible, et à courir beaucoup. Je ne pense pas avoir joué un grand match aujourd’hui, j’ai simplement été très régulier, cela a suffit.

Q. Et vous avez aimé ?
R. Oui, j’aime la victoire.

Q. Vous avez des souvenirs mitigés de votre match contre Volandri l’année dernière, vous avez joué un superbe tennis et tout a mal tourné ?
R. Je n’ai pas de mauvais souvenirs de lui, mais de m’être blessé au poignet. Je jouais effectivement très bien ce jour-là. J’espère pouvoir en faire de même la prochaine fois que je jouerai contre lui. Le match que j’ai gagné aujourd’hui contre Lopez était bien sûr complètement différent, avec son gros service de gaucher et son slice du revers. Volandri lifte beaucoup, et se contente de faire un kick pour faire rentrer son service. Donc le jeu est très différent.



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