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Mardi 22 avril 2008

I. KARLOVIC/S. Grosjean
6/4, 4/6, 1/4 (Ab.)

Interview de Sébastien GROSJEAN

Q. Quelles sont les nouvelles ?
R. J’ai commencé le match avec une tendinite à l’épaule dont je souffre depuis le mois de février, et je sors du court avec une élongation des adducteurs. Voilà la mauvaise nouvelle. J’ai senti la douleur sur un revers, sur le court, et j’ai préféré arrêter tout de suite. Je vais passer un IRM dans 48 heures.

Q. Vous avez dit une « petite » élongation ?
R. C’est seulement musculaire. Il faut seulement du repos. Ce qui est plus ennuyeux est mon épaule. J’essaie de ne pas jouer, mais la douleur revient dès que je reprends. Il faudrait bien deux à trois semaines de repos.

Q. Vous ne trouvez pas le remède ?
R. Après Miami, je n’ai rien fait pendant deux semaines. Je dois faire beaucoup d’étirements.

Q. Vous ne la sentez pas pendant l’entrainement ?
R. Bien sûr que si ! Je n’ai pas dit que c’était plus fort pendant les matches. En match, je ne peux servir qu’à 60%, et encore, avec douleur. Je vais voir le doc demain à Paris.

Q. C’est donc le flou artistique concernant votre participation à Roland Garros ?
R. Ce n’est pas ma priorité à l’heure qu’il est. Ma priorité est de me débarrasser de la douleur. J’espère pouvoir jouer sans douleur dans trois semaines. L’épaule me fait mal quand je sers, quand je fais des coups droits au-dessus de l’épaule.

Q. Avez-vous envisagé de ne pas jouer ici ?
R. Tout à fait. Mais j’aime beaucoup ce tournoi, alors j’ai voulu essayer. Je n’avais déjà pas pu venir l’année dernière.

Q. Quel est votre regard sur l’affaire de la Coupe Davis ?
R. On ne m’a pas dit ce qui s’était passé. Je pense simplement que vous avez en avez trop rajouté. Vous avez été trop loin. Ce n’est pas si grave. Moi, je n’étais pas à la rencontre. Ce qu’a dit Mika est très bien : le débriefing doit rester entre les joueurs de l’équipe. C’est ce qui construit la confiance, c’est le mieux, c’est ce qui soude.

Q. Allez-vous rester en France ou aller aux Etats-Unis ?
R. Je passe un IRM jeudi (il faut 48h après la blessure) et je rentrerai sans doute vendredi ou samedi, puisque je ne joue pas la semaine prochaine. J’étais inscrit à Bordeaux, mais ça va être juste. Je joue l’exhibition de Pierre Barthès.

Q. C’est bien, vous allez avoir un match sur terre battue avant Roland Garros !
R. Oui, et contre un grand spécialiste de la terre battue ! Si je peux jouer sans douleur à Roland Garros, ce sera déjà bien.

Q. L’infirmerie est bondée de joueurs français !
R. Oui, le calendrier devient de plus en plus rempli et personne ne fait rien. Il y a de plus en plus de blessures. Regardez le calendrier jusqu’à l’US open : nous avons 5 Master Series, les J.O., 2 grands chelems, et sur différents territoires, ce qui n’arrange rien ! Il ne devrait pas y avoir de Coupe Davis les années olympiques.

Q. Ils essaient de resserrer la saison de terre battue…
R. Il y sont obligés à cause des Jeux Olympiques, qui doivent effectivement être la priorité. Mais si nous n’avions pas la Coupe Davis, nous aurions une semaine de plus.

Q. Et jouer la Coupe Davis à 8 pays ?
R. Non, il faut que la Coupe Davis reste importante, il faut tous les pays. Mais les années olympiques, cela complique…