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Mardi 22 avril 2008

J. NIEMINEN/M. Gicquel
6/0, 6/4

Interview de Marc GICQUEL

Q. La douleur au dos explique-t-elle le premier set ?
R. Non. Les conditions étaient très lentes aujourd’hui, et il est difficile à déborder. Je n’ai pas été suffisamment patient. Entre 10h et 15h, les conditions sont différentes. Pendant le deuxième set, je me suis montré plus patient et j’ai pu le gêner davantage. Mais physiquement, c’était dur pour moi. Comme je ne pouvais pas le déborder, les échanges étaient longs et je devais courir beaucoup. Je manquais de jus. J’ai mené 4/3, mais il a durci le jeu.

Q. Vous avez appelé le kiné à ce stade ?
R. Oui. A 4/4, j’ai eu l’impression que quelque chose avait bougé dans mon dos. Mais en fait, ce n’était rien d’alarmant.

Q. A 5/0, vous n’aviez marqué que deux points ?
R. Il ne donnait rien. Moi, je me précipitais trop (j’avais du mal physiquement). Quand on perd 6/0, il faut changer son jeu. J’ai mieux joué, mais c’était dur de tenir. Il n’a pas joué vite, mais il m’a fait beaucoup courir. Il joue bien ! Aussi, les conditions n’étaient pas favorables. Déjà après l’échauffement, les balles étaient gonflées. La terre battue est lente le matin, il faisait humide. Mais il joue bien. Moi, je n’étais pas très frais.

Q. Cela devient un cauchemar, perdre 6/0 ?
R. Je n’étais pas bien aujourd’hui. Dans ces cas-là, il faut changer de schéma de jeu. A 6/0, 1/0, j’ai pensé effectivement que cela pouvait faire 6/0, 6/0 ! Je me suis accroché, je pensais pouvoir revenir, mais il a tout donné et à partir de 4/3, il est revenu dans le match.

Q. Vous avez pris 6/0, 6/0 à Hambourg ?
R. En fait, cela s’est mal goupillé. Il y a eu de nombreuses balles de break et de debreak, cela aurait pu faire 4/0 pour moi…

Q. Comment va votre dos maintenant ?
R. Il n’a rien. C’était simplement une raideur.

Q. Quel est votre programme ?
R. Munich, mais pas Rome car je ne suis pas dans le tableau principal. Ensuite, Bordeaux (un tournoi à 100.000), je crois qu’il y aura Arnaud, et Casablanca, la semaine avant Roland Garros. On adaptera en fonction des résultats.

Q. Vous êtes toujours sans coach ?
R. Pour l’instant oui. Je n’en cherche pas. A Estoril et ici, j’ai fait de bons tournois, même si je viens de perdre au premier tour.

Q. Qu’est-ce qui n’allait pas avec Rodolphe ?
R. C’était la vie de tous les jours. Et nous n’étions pas d’accord sur la tactique. Je n’étais plus réceptif et c’était aussi dur pour lui que je ne suive pas ses conseils.

Q. Avec qui tu tapes, alors ?
R. Je ne tape pas. Je m’échauffe physiquement. Je me connais bien. Contre Davidenko ou Alcione, j’ai fait pareil.

 


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