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Mercredi 23 avril 2008

N. DAVYDENKO/S. Bolelli
6/2, 7/6

Interview de Nicolay DAVYDENKO

Q. Comment êtes-vous après Estoril? Le problème physique est-il parti ou est-il encore là ?
R. Physique ? Non, j’ai vérifié avec le Docteur hier, avec l’échographie. Il n’a rien trouvé, pas de blessures. Je me suis entrainé deux fois hier. Je me sens bien. Je n’ai pas beaucoup couru, mais j’allais bien. J’ai un kiné ici. Il me soigne régulièrement les muscles. J’ai été surpris, j’ai gagné en deux sets, et ma jambe va bien.

Q. Vous avez joué contre Bolelli à Miami et ici. Quelle est la différence ? Est-il meilleur sur dur ou sur terre battue, ou pareil ?
R. J’ai eu beaucoup plus de mal contre lui aujourd’hui sur terre battue. Il joue beaucoup mieux sur cette surface. Il a un bon coup droit, il fait des points gagnants. Je crois qu’il peut bien jouer sur terre.

Q. A Miami…
R. Je ne veux pas parler de Miami.

R. Pourquoi ?
R. C’était différent. Le temps était différent. Nous n’avons pas bien joué. C’est difficile de parler du jeu. Nous avons bien mieux joué aujourd’hui. A Miami, ce n’était pas comme ici.

Q. Nous avons vu quelques surprises cette saison avec les résultats de Roger et de nouveaux visages faisant leur apparition, pensez-vous qu’il perd un peu son pouvoir de domination ou bien est-ce temporaire ?
R. Vous parlez de Federer ?

Q. Oui.
R. Pourquoi parle-t-on de Federer, je suis là, moi ! (rire). Ce que j’en dis ? J’ai joué contre lui. Je n’ai rien trouvé de différent dans son jeu. Il a joué comme l’année dernière. Peut-être qu’il a fait quelques fautes du fond du court, mais il met la même pression. Il a un bon coup droit et un bon service. Je ne sais pas pourquoi il a perdu des matches. A l’Open d’Australie, peut-être que c’est Djokovic qui a bien joué. Peut-être qu’il est un peu fatigué d’être N°1 ! (sourire). Nous verrons bien. C’est juste le début de la saison sur terre battue. Il faudrait poser cette question après Wimbledon.

Q. Alors parlons de Davydenko.
R. Oui.

Q. Davydenko est-il plus fort sur dur ou sur terre battue ?
R. Sur dur, Miami (sourire). C’est dur à dire. Nous sommes au début de la terre battue. J’ai été en finale et je passe le premier tour ici. Début de saison… Sur dur, je joue bien, le dernier tournoi... (sourire).

Q. Si vous deviez choisir une surface pour jouer le match de votre vie, laquelle prendriez-vous ?
R. L’herbe, parce que je ne joue pas si bien sur cette surface (rire). Ce que je voudrais, c’est jouer aussi bien sur toutes les surfaces, trouver mon jeu sur toutes les surfaces. Je joue bien sur dur. Maintenant, j’essaie de bien jouer sur terre battue, aussi bien qu’à Miami. C’est dur, mais possible. Parce que mon jeu peut changer à tout moment. Je peux courir vite. Je joue vite. Je ne peux pas vraiment vous dire une surface. J’ai été en demi-finale à l’US Open, en demi-finale aussi à Roland Garros. C’est pour cela que je ne peux pas me décider.

Q. Vous devez jouer trois Masters Series en quatre semaines ce mois-ci ; quatre tournois en quatre semaines si vous jouez la semaine prochaine. Qu’en pensez-vous ? C’est trop ?
R. Cela dépend comment je joue. Si j’arrive chaque fois aux demi-finales ou en finale, en jouant un match tous les jours, je risque d’être fatigué physiquement ou mentalement. Mais l’important est de ne pas se blesser, comme à Estoril, en finale. Il faut rester en forme, ne pas avoir de blessures, pour pouvoir se préparer pour chaque match. Les premiers matches sont les plus difficiles. Quand on arrive en demi-finale ou en finale, les matches sont plus faciles. On sent une bonne coordination sur le court. On sent bien la balle. On sent tout. On se sent mieux. On joue beaucoup mieux.

Q. Pouvez-vous imaginer de jouer pendant quatre semaines en rencontrant les mêmes difficultés qu’à Rome contre Nadal en demi-finale, en restant trois heures sur le court, en ayant des matches très serrés ?
R. La façon dont Nadal joue toute la saison de terre battue est étonnante. C’est beau, car il a une condition physique parfaite, il joue toutes les semaines, et gagne tous les tournois. Je pense qu’il est très fort. Mais j’essaye. Je ne veux pas dire maintenant comment je joue sur terre battue. Mais je fais tout ce que je peux. Comme à Monte Carlo par exemple : j’ai toujours perdu au premier tour, et maintenant j’ai passé le premier tour. Je suis très content. Ma vie a changé ! J’ai gagné un match à Monte Carlo ! Je suis tout surpris ! (sourire). Nous verrons.

Q. Vous ne pouvez pas choisir une surface, mais pouvez-vous choisir un tournoi ?
R. Miami, Miami (rire)

Q. Un que vous aimez plus que les autres ?
R. Roland Garros.

Q. Plus que l’US Open ?
R. Oui, oui. J’aime Paris, ce tournoi. Le plus grand tournoi sur terre battue. Il est parfait. Tout est parfait là-bas. C’est pour cela que je me sens bien là-bas.