Sponsor Titre
Premium
 
Official
 
Tour
ATP Tennis
 

Mardi 18 avril 2006

J Lisnard / A Murray

4-6, 7-6, 7-5

Interview de: ANDY MURRAY

Q. Parlez-nous un peu de votre problème de crampes . Il semblerait que vous vous en êtes remis assez rapidement.

R. Oui, je savais que je n’étais pas à 100% de ma forme lorsque j’ai démarré le match. Depuis mon match à Miami, je me suis très peu entraîné à cause de ma blessure à la cheville, puis de ma maladie. Comme c’était mon premier match sur terre battue, je ne m’attendais pas à très bien jouer ni à me sentir très bien sur le court. Pourtant, j’ai eu beaucoup d’occasions de gagner ce match. Mais il est un très bon joueur. Il a battu TomJohansson ici l’année dernière et il est resté classé autour de 100 pendant pratiquement toute sa carrière. Je savais que cela allait être difficile. Malheureusement, j’ai eu des crampes. C’est le genre de chose qui arrive.

Q. Pensez-vous que vos crampes sont dues au fait que vous compensez votre cheville blessée ?

R. Non, non. Je pense que mes crampes sont dues au manque d’entraînement. Avant la CoupeDavis, je me suis entraîné trois heures avant de jouer le double et après cette CoupeDavis, j’ai dû prendre trois jours de repos. Lorsque je suis venu ici, je n’ai pas pu m’entraîner aussi bien que je le souhaitais, mais je pense quand même que ce match était une bonne occasion pour moi d’engranger de l’expérience sur terre battue. J’ai décidé de jouer et malheureusement j’ai perdu. Mais je n’ai pas été battu facilement, et j’ai eu de nombreuses occasions de gagner.

Q. Cette journée était-elle particulièrement étrange, du fait que vous ayez eu des crampes, que malgré cela vous retournez sur le court et vos adversaires déclarent forfait ? C’est quand même bizarre.

R. En fait, cela arrive souvent à des joueurs de simple qui ne veulent pas se blesser à cause des doubles. Il s’est fait mal aux abdominaux et voulait donc se faire masser et se reposer avant de jouer le simple demain. Pour moi, c’était une bonne chose de pouvoir quitter le court afin de me reposer et j’attends avec impatience de jouer avec Tim de nouveau lors du prochain match.

Q. Avez-vous vous-même envisagé de vous retirer des doubles ?

R. J’aurais pu le faire mais j’avais envie de jouer. On n’a pas si souvent l’occasion de jouer le double avec un joueur aussi bon que Tim. Je sentais que je pouvais vraiment tenter le coup. Evidemment, je n’allais pas pouvoir me déplacer aussi facilement que quand je suis en forme, mais je trouvais que c’était une bonne chose de jouer quelques jeux parce que le match suivant allait être difficile.

Q. Comment cela se fait-il que vous jouez avec Tim ?

R. Tim me l’a demandé, peut-être mercredi ou mardi de la semaine dernière. Bien évidemment, j’ai dit oui tout de suite.

Q. Vous êtes-vous fait masser entre le simple et le double ?

R. Oui, j’ai eu un massage, j’ai fait beaucoup d’étirements, j’ai mangé un peu et fait du vélo. J’ai fait tout ce que je pouvais pour que mes jambes aillent mieux pour le double. Je ne comprends vraiment pas pourquoi j’ai des crampes parce que je ne me sens pas du tout fatigué. Au moment d’aller jouer, je n’ai pas eu l’impression de ne pas vouloir y aller, je me sentais suffisamment bien pour jouer, mais quand les crampes viennent, vous ne pouvez rien y faire. Je ne sais pas d’où ça vient.

Q. Pouvez-vous nous expliquer ce que l’arbitre vous a dit quand il est descendu de sa chaise ?

R. C’est évident : il m’a signifié qu’il y avait eu dépassement de temps. Evidemment, pour des crampes, vous ne pouvez pas prendre de temps mort, ce que je savais. J’essayais simplement de gagner quelques secondes (sourire). C’était dur pour moi, je n’aime pas finir un match comme cela ; en tout cas, je sais que j’ai tout donné mais c’est dur de finir de cette façon quand vous avez tant travaillé pour arriver là où vous en êtes. Comme j’ai eu beaucoup d’occasions, cela a été dur pour moi de l’accepter. Mais je surmonterai cette épreuve.

Q. Avez-vous envisagé d’abandonner ? Il était clair à ce moment-là que vous ne pouviez pas gagner le match.

R. Oui, je l’ai bien pensé. Mais quand cela s’est produit, j’ai perdu mon service en ayant 30, mais ensuite je menais de 30 sur son service. On peut bien sûr abandonner mais je trouve que c’est mieux de finir le match comme cela.

Q. A partir de quand avez-vous commencé à avoir des problèmes ? Vous vous êtes fait soigner à la fin du deuxième set, n’est-ce-pas ?

R. En effet, mes jambes ont commencé à se contracter à la fin du deuxième set, mais je n’avais pas encore de crampes. Je n’arrivais pas à pousser sur mon service mais je me déplaçais normalement. Vers la fin du troisième, j’ai commencé à me sentir assez fatigué et à prendre pas mal de risques sur son service. Ensuite j’ai réussi à prendre son service à 4-2. Si j’avais pu un peu mieux servir, je pense que j’aurais pu gagner ce match en trois sets. Mais comme je mettais simplement mon service dedans, je devais ensuite beaucoup courir pour gagner un échange.

Q. A aucun moment, la blessure de votre cheville ne s’est réveillée ? Vous avez dit que vous ne pouviez pas pousser sur votre service au troisième set.

R. Non, ma cheville allait bien. J’ai pu me déplacer correctement pendant tout le match. C’était juste mes jambes.

Q. Vous êtes simplement frustré ? Vous avez dit que vous aviez eu des occasions à 40-0 quand vous avez fait le break à 4-3 au premier set. Le jeu s’est prolongé. Vous avez eu des occasions de finir le match.

R. La plus grosse occasion était à 2-0 au deuxième set. J’ai eu deux ou trois balles de break sur son service, j’ai raté un retour sur sa deuxième balle et sur un autre deuxième service, j’ai fait une erreur. Si j’avais eu le double break, j’aurais pu gagner. Mais c’est mon premier match sur terre battue depuis environ sept mois et mon deuxième match sur le circuit et ici, c’est complètement différent des autres surfaces. Il faut que je joue beaucoup sur cette surface pour m’y habituer.

Q. Etes-vous déçu de ne pas avoir pu jouer contre Nadal ?

R. C’est évidemment une grande chance de pouvoir jouer contre les meilleurs joueurs, mais je suis sûr que je pourrais jouer d’autres matches contre lui plus tard dans ma carrière et d’ailleurs je préfèrerais jouer contre lui sur herbe plutôt que sur terre battue. En tout cas, c’est un grand joueur et j’adorerais jouer contre lui.

Q. Auriez-vous eu des soucis à jouer contre lui ? Clairement, vous n’auriez pas été au meilleur de votre forme physique. Ou est-ce que cela n’est pas important pour vous ?

R. Non, j’aurais fait de mon mieux. Peu importe si vous n’êtes pas en forme physique du moment que vous vous donnez à fond. C’est le plus important. Je n’aurais probablement pas gagné contre lui, je n’aurais même pas été proche de la victoire sur terre battue à ce stade de ma carrière. J’aurais aimé avoir cette opportunité, mais je suis sûr que j’aurais d’autres occasions de jouer contre lui.

 

 

Monte-Carlo Country Club