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Vendredi 21 avril 2006

G Gaudio/ T Robredo

6-1, 6-4

Interview de: GASTON GAUDIO

Q. Vous devez être assez content de ce type de performance au premier set ?

R. Oui, c’était un très bon match. J’ai vraiment bien joué pendant le premier set. Je pense qu’il devait être fatigué ou endormi ou quelque chose, mais moi, j’en ai profité.

Q. Personne ne parle de vous dans ce tournoi. Et maintenant, vous êtes en demi-finale. Qu’en pensez-vous ?

R. Et bien, ils n’ont pas parlé de moi à Roland Garros non plus l’année où j’ai gagné, donc j’espère que cela continuera comme cela. C’est peut-être une bonne occasion de gagner ce tournoi aussi.

Q. Comment expliquez-vous vos résultats de cette année ?

R. Je joue de mieux en mieux jour après jour. Au début de l’année, j’étais un petit peu fatigué. Deux ans d’affilée, j’en avais assez (sourire). Finalement, je pense que je suis en train de revenir, et de nouveau, j’adore jouer, je retrouve un meilleur tennis.

Q. Pensez-vous jouer suffisamment bien pour gagner RolandGarros ?

R. En fait, on ne sait jamais. Quand je suis allé en 2004 à RolandGarros, je jouais bien, mais je ne m’attendais pas à gagner le tournoi. Donc, cette année on verra. Bien sûr, nous avons Nadal et Federer et peut-être aussi Coria, beaucoup d’autres, qui veulent gagner. Ce sera certainement difficile. Mais de toutes façons, il faut que j’y aille, que je joue mon meilleur tennis, et peut-être que cela se reproduira.

Q. Pensez-vous avoir progressé depuis 2004 dans certaines parties de votre jeu ?

R. Non, je trouve que je jouais mieux en 2004 que maintenant. Comme je vous l’ai dit plus tôt, on ne sait jamais. Il faut y aller et faire de son mieux et ensuite, on voit ce qui se passe.

Q. Je vous ai vu hier. Vous étiez assez nerveux en jouant contre Di Mauro. Est-ce que c’est vous-même votre plus dangereux adversaire quelquefois ?

R. Moi-même ?

Q. Oui, parce que vous avez parfois une attitude négative.

R. Je pense en effet que je suis mon pire adversaire. Je joue toujours contre moi-même d’abord et contre l’autre après. Je joue contre deux personnes pendant le match (sourire).

Q. Vous ne pouvez pas y remédier ?

R. Imaginez comme je suis bon puis que je joue contre deux personnes (rires).

Q. Au sujet de votre mental, pensez-vous être prêt à vous battre pendant 3, 4 ou 5 sets s’il le faut ? Pas physiquement mais mentalement.

R. Mentalement, je ne sais jamais ce qui va se passer le lendemain. Mentalement, je ne sais même pas ce qui va se passer dans les dix prochaines minutes, peut-être que dans dix minutes, je vais sombrer dans la dépression. Je ne me connais pas très bien. Mais je sais que je suis prêt, parce que je l’ai fait à Roland Garros. J’adorerais retrouver ces sensations.

Q. Faites-vous un travail sur vous pour mieux vous connaître ?

R. Oui, j’ai travaillé avec un psychologue et je continue.

Q. Vous continuez ?

R. Oui.

Q. Il est par ici ?

R. Il ne vous semble pas suffisamment bon ou quoi (rires) ?

Q. Je pose juste la question.

R. Oui, je continue à travailler. Non, il n’est pas ici. Quand je vais en Argentine, je travaille tous les jours avec lui.

Q. Il est en Argentine. Tous les jours ?

R. Presque.

Q. Quel est son nom ?

R. Pablo .

Q. Son nom de famille ?

R. Pecola (phonétique).

Q. A moitié italien  ?

R. Je ne sais pas.

Q. Quelles sont vos origines ? Gaudio, votre nom de famille, d’où vient votre famille ?

R. Française.

Q. Française, Gaudio  ? Allons.

R. Je ne sais pas (rires). Je ne sais même pas.

Q. Vous n’avez jamais demandé ?

R. Quoi ? Non, je n’ai pas demandé.

 

 

 

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