Sponsor Titre
Premium
 
Official
 
Tour
ATP Tennis
 

Vendredi 21 avril 2006

R Federer/ D Ferrer

6-1, 6-4

Interview de: GASTON GAUDIO

Q. C’est la quatrième fois que vous jouiez contre Ferrer. Vous avez gagné chaque fois, mais cette fois-ci, c’est la première fois que vous jouez contre lui sur terre battue. Cette surface a-t-elle changé votre approche du match ?

R. On espère toujours que cela ira aussi bien que les matches précédents. Mais je savais que sur terre battue, ce serait plus difficile. Peut-être que le score n’est pas très parlant, pas en réalité c’était très serré. C’est devenu serré à la fin, mais j’ai encore très bien joué aujourd’hui. Mais c’est vrai, cela change beaucoup quand vous savez qu’un joueur est aussi à l’aise sur cette surface. Mais je sais toujours que je peux jouer contre n’importe qui sur n’importe quelle surface et je l’ai encore prouvé aujourd’hui, donc je suis très content.

Q. Cela vous semble-t-il une percée quand on dit que c’est la première fois que vous arrivez en demi-finale d’un tournoi donné ? C’est inhabituel chez vous.

R. C’est toujours bien de réaliser quelque chose comme cela, quelque chose que l’on n’a jamais encore fait. La seule fois où je suis arrivé en quart de finale, j’étais très loin de battre Grosjean en 2001. C’est vraiment agréable, je me suis donné une occasion de pouvoir peut-être jouer en finale ici maintenant. Cela me donne l’occasion de jouer beaucoup de matches sur terre battue cette saison, donc le démarrage n’aurait pas pu être meilleur.

Q. Avez-vous le sentiment de jouer bien mieux que l’année dernière à la même époque ?

R. Non, je suis venu à Monaco en ayant eu plus de temps pour me préparer. J’ai pris du repos après Miami. En effet, le voyage a été dur, puisque j’ai joué à Dubai, Indian Wells, Key Biscayne et avant cela, il y a eu le long voyage d’Australie vers Doha, puis de nouveau vers l’Australie, puis encore de retour à la maison. Le début de l’année a été bien difficile. Donc maintenant, enchaîner immédiatement à Monaco me permet de me sentir bien. Finalement, je pense effectivement que je joue un peu mieux que l’année dernière. Je me sens plus assuré depuis la ligne de fond, je joue avec plus de sécurité, et quand je veux être agressif, j’y arrive. J’ai vraiment le sentiment que mon jeu est en place très tôt dans la saison sur terre.

Q. Quand vous meniez 4-0 dans le deuxième set, et qu’il est remonté à 4-3, avez-vous eu une baisse de concentration, ou est-ce lui qui a commencé à mieux jouer ?

R. Je ne me souviens plus exactement quand il a pris mon service, si c’était à 4-1 ou 4-2, mais je pense qu’il y a eu à ce moment-là un ou deux points qui n’ont pas été en ma faveur. J’aurais dû mieux jouer. J’aurais dû finir le point par mon smash. Mais il a réussi à revenir dans ce point, à le gagner, et à obtenir trois balles de break après cela, et bien évidemment, il a retrouvé son rythme. Je pense que si à ce moment-là, j’avais pu jouer un peu plus solide, cela n’aurait pas été aussi serré après. Même chose : j’ai eu 15-40 juste après, et je n’ai pas fait le break. L’adversaire reste dans le match, commence à jouer mieux, rate un petit peu moins, et il sait que c’est sa dernière occasion et il l’a presque saisie. Ensuite, à 4-3, j’ai commencé à faire quelques erreurs et il en a évidemment profité. Donc, j’ai eu un peu de chance. Je n’ai pas dû en arriver à 4 partout. Bien sûr, il n’était pas nécessaire de paniquer parce que j’ai eu deux breaks d’avance même s’il est remonté, j’étais à huit points de la victoire. Je me suis senti bien tout le long. Peut-être que je jouais tellement bien que c’était difficile de tenir le rythme, surtout sur terre battue. Donc cela s’est bien passé.

Q. Dans le premier set, vous avez eu trois balles de set sur son service. Vous n’en avez pas fait grand-chose. Avez-vous pensé : « J’ai encore mon jeu de service derrière donc ce n’est pas important » ?

R. Non, bien sûr que je voulais essayer de gagner ce jeu. Mais les points défilent et on essaie de jouer comme avant, 5-0, 0-40. Mais à ce moment particulier, cela n’a pas vraiment marché. Pourquoi aurais-je laissé tomber ? Il n’y a aucune raison. Je veux le battre 6-0 si je peux et pas 6-1. On ne sait jamais sur terre battue, on peut perdre son service à tout moment. A ce moment précis, cela n’a pas été dans mon sens, tout simplement, mais je pense quand même que c’était un excellent match aujourd’hui.

Q. Quand vous dites que vous jouez un petit peu mieux que l’année dernière, êtes-vous vraiment en avance sur votre programme pour la terre battue ?

R. Peut-être un petit peu. Je ne sais pas. J’ai été très près des demi-finales l’année dernière, à un point. Donc cette année, je me trouve un peu plus régulier et cela me permet de battre ces joueurs de façon si convaincante. Cela me donne une grande confiance quand je regarde vers l’avenir, pas seulement ce tournoi mais tout le reste de la saison. Cela m’enlève de la pression et je vais vraiment quitter ce tournoi en sachant quoi travailler. Il me reste encore des matches à jouer, c’est donc une situation vraiment très favorable.

Q. Avez-vous changé quelque chose à votre préparation cette année comparé à l’année dernière ?

R. Le calendrier est un peu différent car il n’y a pas de Coupe Davis cette année, il y a plus de temps pour moi entre Miami et ici. Je n’ai pas joué à Rotterdam l’année dernière. Mais à part cela, c’est à peu près la même chose. Je me suis préparé pour Roland Garros ou pour la saison de terre battue depuis ma blessure, avant Shanghai, parce que je ne me sentais pas suffisamment prêt pour la Masters Cup. Après la finale, où je ne me sentais pas très en forme, j’ai senti que j’avais besoin de travailler parce que j’avais perdu un peu de ma forme, à cette époque. Cela fait donc plusieurs mois maintenant que je me prépare et je pense que ce travail paie parce que je me sens très en forme sur le court et j’espère que cela paiera en particulier à Roland Garros.

 

Monte-Carlo Country Club