Vendredi 21 avril 2006
R Nadal/ G Coria
6-2, 6-1
Q. Qu’est-ce qui vous a semblé le plus difficile aujourd’hui sur le court ?
R. Ce qui était difficile tout d’abord, c’était la chaleur et aussi ma condition physique et puis l’intensité avec laquelle Nadal jouait chaque point. Et il y avait aussi le fait que je venais de faire deux matches très longs, de trois heures, et hier j’ai fini très tard. Aujourd’hui, j’étais très fatigué. Les deux premiers jeux ont été très longs et très intenses et après cela, j’ai commencé à avoir comme la nausée, je me suis senti sans forces et j’ai commencé à me sentir fatigué. C’est pour cela qu’il y a une grande différence entre les deux premiers jeux et le reste du match. Et aussi il est très difficile de gagner contre Nadal si l’on n’est pas à 100%.
Q. Vous êtes-vous déjà senti aussi mal ? Et vous a-t-on déjà pris la tension sur le court ?
R. J’étais préoccupé parce que je tremblais. J’avais la nausée. J’étais très fatigué. Ils ont pris ma tension parce que j’avais des doutes, mais quand ils m’ont dit qu’elle était normale, j’ai été tranquillisé. Ils m’ont juste dit que j’étais très fatigué et qu’aujourd’hui la chaleur était plus forte que les autres jours. Et aussi, Nadal joue très agressivement. Ses balles sont très lourdes, je devais faire un gros effort pour jouer. En fait, c’était difficile. Nadal a très bien joué les points importants et même si j’avais été à 100%, cela aurait été difficile pour moi parce qu’il jouait très en confiance surtout sur cette surface.
Q. Est-il le joueur le plus difficile que vous ayez rencontré dans le tennis ?
R. Sur cette surface, la terre battue, oui. Il est le plus difficile parce que chaque point est très intense. Il met beaucoup d’intensité dans la balle. Il frappe fort des deux côtés. Jusqu’a 4-2, tous les jeux étaient très serrés, mais il finissait par les gagner parce qu’il avait une meilleure condition physique, il est comme une bête sur le court. Il est très très fort et très bien préparé.
Q. L’année dernière, vous pouviez jouer cinq heures contre lui. Quelle est la différence entre l’année dernière et cette année ?
R. En fait, à Rome, la surface était plus rapide qu’ici à Monte-Carlo. Et aussi, je n’avais pas joué deux longs matches de trois heures juste avant. Mais je ne sais pas ce qui m’est arrivé de me sentir fatigué si rapidement. En fait, je n’ai pas très bien joué pendant deux ou trois jeux et il a commencé à mener et à prendre beaucoup de confiance. A Rome, la situation était différente, j’étais mieux préparé pour jouer contre lui.
Q. Pour l’instant, vous ne jouez que Rome et Hambourg avant RolandGarros ?
R. Oui, oui, oui.
Q. Pas d’autres tournois ?
R. Barcelone et Munich.
Q. Vous jouez tout ?
R. Oui.
Q. Etes-vous prêt à jouer tous ces tournois ?
R. J’espère (sourire). En fait j’ai passé plusieurs jours à me préparer très fort, je me suis entraîné dur. Ce qui m’est arrivé aujourd’hui ne m’était jamais arrivé auparavant. Dès le réveil, j’ai eu la nausée, je tremblais. Peut-être n’ai-je pas mangé comme il faut avant ; j’aurais dû mieux manger avant le match. Quoiqu’il en soit, c’est la première fois que cela m’arrive. J’étais prêt physiquement, c’est juste que j’ai dû jouer ces deux longs matches contre Mathieu et Kiefer, c’est à cause de cela parce que sinon, j’étais prêt physiquement.





