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Un pays de merveilles

Après une belle carrière sportive, Arnaud Boetsch est devenu responsable sponsoring de la marque Rolex, le sponsor titre du Monte-Carlo Rolex Masters. Dans cette interview, il nous explique comment il a été amené à travailler pour Rolex et pourquoi la marque s’est investie dans le tournoi monégasque.

Depuis combien de temps la marque Rolex est-elle partenaire du tennis et du tournoi de Monte-Carlo ?
« Nous avons commencé à sponsoriser le tennis il y a maintenant 29 ans. C’était à Wimbledon. Nous avions un tout petit logo sur le tableau du score. Depuis cinq ans, nous nous sommes impliqués davantage dans le tennis notamment avec le tournoi de Dubaï qui représente un marché important et prestigieux. C’est en 2006 que nous nous sommes intéressés au tournoi de Monaco en devenant « presenting sponsor ». En fait, cet intérêt pour le tennis coïncide avec le retour de Roger Federer en tant qu’ambassadeur de notre marque. En effet, depuis son entrée dans la famille Rolex, nous avons augmenté notre investissement dans les tournois Masters, notamment à Shanghai, à Madrid, à l’open de Bercy ou encore pour la première fois cette année à Rome. »

En quoi les valeurs du tennis véhiculent-elles celles de Rolex ?
« Les principales valeurs de Rolex sont l’élégance et le prestige. Nous donnons aussi beaucoup d’importance à la notion « d’achievement » en anglais, qui représente l’accomplissement c'est-à-dire la faculté à atteindre les sommets. La notion de résistance et d’endurance sont également primordiales chez Rolex. Ce n’est pas pour rien que nous sommes au top dans le domaine de l’horlogerie depuis cent ans. Nous souhaitons faire perdurer cette notion d’excellence sur le long terme. Enfin, nous sommes très attachés au côté glamour, que nous retrouvons ici à Monte-Carlo qui reste un tournoi très traditionnel. »

Qui sont, avec Roger Federer, les ambassadeurs de la marque?
« Aux côtés de Roger Federer, nous avons aussi Anna Ivanovic, qui a gagné Roland Garros juste après avoir signé chez nous, ainsi qu’Andy Roddick  pour les Etats-Unis. Même si elle ne joue plus au tennis, Justine Hénin est aussi une ambassadrice de Rolex. »

Quelles sont les retombées espérées de votre investissement dans le tennis ?
« Ces actions de partenariat doivent permettre de monter que Rolex est la plus grande marque d’horlogerie. On recherche le top. Ceci passe par des grands événements sportifs de qualité. Notre philosophie consiste à mettre en avant la qualité de l’évènement plus que le produit. En s’associant à l’événement, la marque Rolex ne peut que s’en sortir grandie. »

Pourquoi vous êtes-vous retrouvé responsable sponsoring chez Rolex après avoir arrêté votre carrière sportive ?
« J’ai arrêté ma carrière sportive en 1999. Je ne voulais plus voyager car je souhaitais m’occuper de ma famille, chez moi, à Genève. Par la suite, j’ai organisé mon premier tournoi du « Senior Tour » avec des anciens joueurs reconnus comme John Mc Enroe, Yannick Noah ou encore Mats Wilander. C’était pour moi un vrai risque car je suis parti d’une page blanche mais je me suis quand même lancé dans cette aventure et ce fut un apprentissage fantastique. Mes premiers pas d’organisateur ont été réussis. J’ai eu d’excellents retours de la part du public, de la presse, des joueurs et des entraîneurs. J’avais l’impression de rendre ce que le tennis m’avait offert.

Un jour, le Président de Rolex, invité au tournoi, m’a demandé de partager les responsabilités du sponsoring. J’ai accepté car j’avais besoin de découvrir autre chose et parce que la marque Rolex représentait pour moi la qualité et l’excellence. Ce challenge m’a excité. »

Vous avez disputé plusieurs tournois ici à Monte-Carlo. Quels souvenirs en gardez-vous ?
« Je suis un amoureux de ce tournoi car le Monte-Carlo est vraiment fantastique. Lorsque je jouais ici, je me retrouvais dans un pays de merveilles. Tout était beau. J’appréciais beaucoup le cadre, la convivialité et surtout le côté historique. Tous les meilleurs joueurs du monde ont joué le tournoi de Monte-Carlo et lorsque j’ai commencé le tennis je rêvais de participer à cet événement en espérant y défier les plus grands noms. Je suis donc très fier d’être arrivé en demi-finale du Monte-Carlo en 1992, face à Thomas Muster. J’aurais beaucoup aimé atteindre la finale mais je n’ai pas de regret car il était plus fort que moi. »

Monte-Carlo Country Club