« Je me souviens de Muster...»

De passage au Monte-Carlo Rolex Masters, Christian Prudhomme, le Directeur du Tour de France, s’est longuement entretenu avec les journalistes. A quelques mois du départ du Tour, le 4 juillet prochain en Principauté, il a abordé beaucoup de sujets et notamment ses souvenirs du tournoi quand il était reporter sportif à Europe 1.
Le départ depuis Monaco
« Nous sommes très fiers de partir de Monaco. C’est aussi une fierté pour les coureurs car beaucoup d’entre eux habitent, ou ont habité, ici à Monaco. La première idée était d’utiliser le parcours du grand prix de F1 mais le circuit s’est révélé trop « pauvre » pour un cycliste. On a donc opté pour un contre la montre de 7km de montée suivi de 7 km de descente. Celui-ci passera devant des lieux mythiques du sport et notamment du sport automobile. Ce sera une étape très sélective. »
L’avant-dernière étape du Ventoux
« Nous avons placé le Ventoux à la veille de l’arrivée pour augmenter le suspens. Même si un coureur attaque cette avant-dernière étape avec deux minutes d’avance, il ne pourra pas encore dire qu’il a gagné le Tour. Tout peut se jouer dans cette étape.»
Les chances françaises
« Je vous accorde que s’il y avait un Bernard Hinault dans le peloton, ça se saurait. Cependant, je suis optimiste. Depuis le début de l’année, les Français sont en forme. Ils ont remporté plus de trente victoires. C’est beaucoup plus que les années précédentes. Je suis très enthousiaste avant le départ en Principauté. »
Lance Armstrong
« Le programme de Lance Armstrong était très chargé avant sa blessure à la clavicule. Même si c’est un grand champion, ça va lui permettre de l’alléger. Il est capable de revenir en forme pour le Tour de France. »
Le Monte-Carlo Rolex Masters
« Dès que je suis arrivé ici, j’ai vu des personnes avec qui j’ai travaillé ainsi que les cabines de presse. Beaucoup de souvenirs sont remontés en moi. Je me souviens par exemple du parcours fantastique de Thomas Muster en 1995. Il avait réalisé un tournoi formidable qui préfigurait sa victoire à Roland Garros quelques semaines plus tard.
Ce joueur ne m’a pas seulement marqué pour son jeu. Un soir j’étais resté tard pour terminer mes papiers et j’ai vu Muster réapparaître sur le court. En fait, il était revenu spécialement pour les ramasseurs de balles avec qui il a joué un moment. C’était génial. A Monaco, j’ai vécu plusieurs moments sympas comme celui-ci. C’est pour ça que le tournoi de Monte-Carlo représentait pour moi un rendez-vous à ne surtout pas manquer. C’est une compétition unique dans le plus beau site de tennis au monde. »






