Italie-France : 2-0

Au nombre de huit dans le tableau final (en comptant Jean-René Lisnard), les Tricolores, diminués, il est vrai, par les forfaits de Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet, ont donc été vite balayés lors de ce premier rendez-vous majeur sur terre battue. Il fallait remonter à 1995 pour recenser un tel fiasco à l’aube des huitièmes de finale en Principauté. Une triste statistique dont se serait bien passée le Monte-Carlo Rolex Masters.
Au-delà de cette faillite générale, restera le goût amer des deux déroutes, mardi, de Gilles Simon et de Gaël Monfils, inexistants face à l’Allemand Andreas Beck et le Serbe Janko Tipsarevic sous le regard d’un public aussi médusé que mécontent qui a fini par lâcher des sifflets devant ces deux piètres performances.
D’autres bleus se portent mieux, pour la plus grande satisfaction des
nombreux Tifosi présents à Monte-Carlo, les Azzuri italiens qui ont placé deux
des leurs en huitièmes de finale, Simone Bolelli, vainqueur de Janko Tipsarevic
(7-5, 6-3), et Fabio Fognini, issu des qualifications, qui a survolé les débats
contre Marin Cilic (14) sur le score de 6-2, 6-0. Deux Italiens en huitièmes de
finale à Monte-Carlo, c’est du jamais vu en Principauté pour les Transalpins
depuis 1982 (Adriano et Claudio Panatta) à une époque où le tableau ne comptait
que 32 joueurs. Pour retrouver deux Italiens ayant passé deux tours dans le
tableau principal, la machine à remonter le temps s’arrête à 1978 avec Adriano
Panatta et Corrado Barazzutti. En huitièmes de finale, Fognini se heurtera à
Andy Murray (4) alors que Bolelli aura affaire au vainqueur du duel entre
Juan-Martin del Potro (5) et Ivan Ljubicic disputé en fin d’après-midi.






